September 2nd, 2008
Comme chaque année à ce temps çi, la question est de mise : quel nouveau modèle mérite la très grande distinction d’être élu « la voiture de l’année » ?
Voyons d’abord quelques-unes des têtes d’affiche de la compétition de 2008-2009. La BMW série 1 serait un choix intéressant si la voiture n’était pas construite avec des matériaux de si piètre qualité. Et quelle est l’idée d’offir une mini BMW avec un moteur à deux turbocompresseurs de 300 chevaux et une facture de 50 000 $. Quant à l’Audi A4, on l’a tellement vu, qu’elle semble déjà dépassée.
Pour ma part, je parierais un bon montant que la Dodge Challenger sera la voiture élue. Pas tellement parce que c’est la meilleure voiture, mais surtout parce qu’elle fait tellement parler d’elle que l’on ne pourra pas l’ignorer.
Il y a aussi le Ford Flex qui fera réfléchir les votants par son originalité et sa relative économie par rapport à sa capacité de transport. Personnellement, je trouve qu’elle ressemble à une grosse Mini à laquelle on aurait greffé une calandre Ford. Quant à la nouvelle Honda Fit, je n’arrive pas à distinguer la nouvelle de l’ancienne. La Jaguar XF va certes se valoir quelques points, mais je doute que sa ligne puisse effacer sa désastreuse réputation en matière de fiabilité.
Même si elle ne répond pas à l’esprit ou aux critères de choix du jury, la Nissan GT-R fait une entrée tellement fracassante sur le marché qu’elle ne peut être mise au rancart. On a beau privilégier les voitures destinées au grand public, il y aura peut-être lieu de faire une exception. Qu’en pensez-vous?
Ci-dessous la liste des voitures éligibles.
EN NOMINATION POUR LA VOITURE DE L’ANNÉE 2009-LISTE INITIALE
ACURA
RL
TL
TSX
AUDI
A4
A5
TTS Coupe/Roadster
BMW:
1-Series
335d
M3
CHEVROLET
HHR SS
CADILLAC
CTS-V
DODGE
Challenger
FORD
Flex
HONDA
Fit
HYUNDAI
Genesis
Elantra Touring
Sonata
JAGUAR
Jaguar XF
KIA
Optima (Magentis)
LEXUS
IS-F
LINCOLN
MKS
MAZDA:
Mazda6
MERCEDES.
C63 AMG
SLK 350
MINI
Clubman
MITSUBISHI
Lancer Evolution
Ralliart
NISSAN
2009 Maxima
2009 GT-R
PONTIAC
G8
Solstice Coupe
Vibe
TOYOTA
Venza
Matrix
Corolla
VOLKSWAGEN
Jetta SportWagen
Routan
Jetta TDI (50-state)
CC
August 27th, 2008
« Elles sont toutes pareilles »
Il y a 15 ou 20 ans, Robert Chalebois hurlait dans une chanson « qu’on ne pouvait plus faire l’amour à cause du sida et que tous les chars étaient pareils, maudit que c’est plate ».
Il avait tout à fait raison! Le pire c’est que cette citation est encore vraie de nos jours, du moins celles qui concernent nos automobiles.
Quand j’étais enfant, je m’amusais avec mes copains à jouer à celui qui pouvait reconnaître le plus rapidement les différentes marques d’automobile. Ce n’était pas bien difficile dans mon petit patelin de Lévis. Il y avait les Ford, les Chevrolet, les De Soto, les Hudson, les Packard, les Stutebaker, les Buick et quelques autres marques, tout américaines et toutes reconnaissables au premier coup d’œil tellement elles charriaient différemment leur étalage de chromes. Le jeu se pratique encore de nos jours chez les jeunes, mais ça prend un drôle de sens de l’observation pour arriver à poser un nom sur certains modèles.
La pire catégorie est celle des voitures intermédiaires de luxe ou non. Regardez de profil une Lexus ES 350, une Toyota Camry ou Avalon, une Acura TL, une BMW de série 5, une Mazda 6 de nouvelle génération, une Jaguar XF, une Lincoln MKS et je ne sais plus combien d’autres modèles qui, à quelques détails près, ont exactement le même profil.
Retirez les feux arrière et les calandres et vous serez incapable de savoir laquelle est laquelle tellement les designers se rongent les ongles au lieu d’essayer d’innover avec des modèles inédits. Il faut casser le putain de moule et dessiner des automobiles originales plutôt que des voitures génériques plates à regarder et souvent plates à conduire, parce que toutes équipées des mêmes patentes à gosses (oh, excusez-moi). On en a ras le pompon des gadgets comme les avertisseurs de changement de voie, les essuie-glace qui partent tout seuls, les ordinateurs de bord aux milles complications, aux freins qui devinent vos pensées, aux régulateurs de vitesse pilotés par radar, etc.
S.V.P., donnez-nous des automobiles joliment tournées et convenablement équipées, point à la ligne.
August 20th, 2008
Il n’y a vraiment pas de quoi virer le monde à l’envers. Cette fameuse Zenn dont on parle tant et à laquelle on vient de permettre l’accès à nos cités mettra sans doute beaucoup de temps à le faire. Je me suis amusé à la conduire et je n’hésiterais pas à remonter à son bord pour le plaisir que l’on ressent à rouler sans bruit ou émissions nocives. De là toutefois à en faire mon véhicule de chaque jour, il y a une marge que je ne serai prêt à franchir que le jour où tout le monde fera de même. Et davantage le jour où on aura vaqué à en corriger toutes les frustrations.
Je ne parle pas tant de cette symphonie de bruits de carrosserie (on finira bien par resserrer les boulons) que de ses freins régénérateurs qui exigent une longue adaptation avant d’empêcher que leur soudaineté d’action vous précipite vers le pare-brise. J’ai aussi été estomaqué par le fait que l’on ne puisse pas profiter des descentes pour faire progresser la vitesse « gratuitement ». En effet, on reste accroché à 25 mph (40 km/h) même si l’on descend une côte, ce qui s’explique, selon Gilles Arcand, le responsable des relations publiques, par un respect des limites de la voiture. Autrement dit, dès que l’on excède une vitesse préprogrammée, tout s’arrête et il faut repartir à zéro pour continuer.
Pour le reste, rien de bien malin. On monte dans cet engin format de poche, on tourne la clef sans que l’on entende le moindre bruit et on sélectionne ensuite le D de la transmission en appuyant sur le petit levier placé au centre. Le D est vers le haut, le N au milieu et le R vers le bas. C’est aussi simple que cela. Ensuite, le couple énorme du moteur vous précipite à 45 km/h, ce qui devient votre vitesse de croisière.
Les automobilistes endurcis vous diront que c’est un kart de golf endimanché tandis que les écolos verront la Zenn comme moi, c’est-à-dire comme un petit pas en avant pour le bien-être de la planète. Un rayon d’espoir quoi !
August 14th, 2008
« Somme-nous à un tournant de l’histoire de l’automobile ou sur le point d’assister à la naissance d’une nouvelle catégorie de voitures radicalement différentes de celles que l’on connaît? » C’est la question qui m’a été posée il y a quelques jours par un employé de la haute direction d’un grand constructeur que ne nommerai pas.
J’allais lui répondre avec des explications à satiété quand je me suis mis à réfléchir au dilemme auquel doivent faire face les grands décideurs de cette industrie. Sachant qu’il faut au bas mot 5 ans avant de créer de a à z un nouveau modèle, la réponse à une telle question prend l’allure d’une prophétie. Où en serons-nous dans cinq ans? Le prix de l’essence sera-t-il revenu à des niveaux plus tolérables ou, encore, le consommateur se sera-t-il habitué à investir un plus gros pourcentage de ses revenus dans son budget automobile?
Les constructeurs ne sont pas des devins et ne savent pas où nous mènera la situation présente. Doit-on mettre en chantier à n’importe quel coût un nouveau véhicule qui fera fureur tant pas sa technologie avant-gardiste que par sa faible consommation? Et si la crise de l’énergie était une répétition de celle des années 70 qui s’est finalement résorbée?
Pas facile de changer son fusil d’épaule devant autant d’incertitudes? Car, en cinq ans, il peut se passer bien des choses.
Et vous que répondriez-vous à la question qui figure en tête de ce billet ?
August 6th, 2008
J’ai écrit et réécrit à maintes reprises que « les accidents d’automobile n’existent; il n’y a que des accidents d’automobilistes » *. Car, à ce que je sache, c’est encore et toujours la personne qui se trouve derrière le volant qui est responsable de tout, de son manque de concentration, de réflexes moins aigus, de négligence, de témérité, d’ignorance et que sais-je encore. Les automobiles n’ont jamais sauté sur le monde toutes seules, sauf en de très rares exceptions attribuables à une panne ou une casse mécanique.
Cela dit, ces chers automobilistes sont en voie de disparition suite aux agissements de nos bons gouvernements de n’associer qu’une seule chose aux accidents : LA VITESSE.
C’est tellement plus facile et plus payant de ne pas réparer les routes et d’investir dans les photos radars. Vous savez pourquoi on s’est rabattu sur cette solution ? Uniquement parce que si la France le fait, ça doit être bon. Sauf qu’en France la vitesse limite est de 130 km/h et qu’il faut rouler à 140, 150 ou plus pour se faire verbaliser. Ici à cette vitesse, votre voiture sera saisie et vous aurez droit à une grosse poignée de points d’inaptitude.
Comme toujours évidemment, ces photos radar seront installés là où les dangers d’accident sont les moins élevés, les autoroutes.
J’ai un peu envie de rigoler aussi quand j’entends tous ces chroniqueurs automobiles dire que le grand danger sur les routes est que les automobilistes n’ont pas la compétence pour conduire une auto en situation d’urgence. À part quelques imbéciles qui roulent à des vitesses de course, je ne vois pas beaucoup de gens négocier des virages sur les chapeaux de roues. Je ne vois donc pas comment on pourrait dispenser un savoir dont le conducteur moyen n’aura fort probablement jamais besoin. Là où il faut agir, c’est sur l’état lamentable de notre réseau routier. Quant à forcer les constructeurs à nous vendre des voitures bridées incapables d’excéder 120 km/h, c’est d’un ridicule consommé. Après cela, on devra baisser le niveau d’alcool des boissons, la nicotine des cigarettes, le gras des viandes, bref cette liberté dont on se réclame dans un pays où tout est interdit.
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