July 13th, 2010
J’ai toujours eu la bougie courte, mais là je suis furieux, outré et en beau tout ce que voulez de ce que je viens de lire dans La Presse. Des représentants d’une escouade quelconque du gouvernement sans doute composée d’attardés mentaux, d’imbéciles certifiés, de bornés et d’épais sont descendus au Musée Gilles Villeneuve de Berthierville avec mandats et autres empêchements de tourner en rond afin de saisir des pièces supposément illégales. Les grands coupables sont ces logos, emblèmes et inscriptions faisant mention de Marlboro, le cigarettier bien connu qui faisait partie de la nuée de commanditaires qui appuyaient Gilles Villeneuve.
Or, ces logos ne sont que des éléments représentants toute une époque du sport automobile, celle où il existait encore une certaine liberté. Bref, cela fait partie de l’histoire et il est interdit de la dénaturer au nom d’une loi imprécise que des bozos sont incapables d’interpréter selon les évènements et les circonstances. C’est comme si l’on décidait de supprimer tous les monuments où l’on voit un héros quelconque avec une arme à feu sous prétexte que leurs possesseurs n’avaient pas de permis pour en posséder une.Il faut vraiment être taré pour procéder à un tel geste et si j’avais une quelconque responsabilité dans le département qui s’est livré à de telles inepties, je trouverais le moyen de congédier les responsables. Comme le ridicule ne tue pas, il faudrait trouver un autre moyen de les éliminer. Des cons, on en a assez sans devoir endurer la simplicité d’esprit de ceux qui ont une petite parcelle de pouvoir entre les mains.
July 9th, 2010
Chaque fois qu’à lieu un événement comme les « légendes de la course automobile » qui se déroule en fin de semaine à Mont-Tremblant, je me mords les doigts et je me traite du pire des imbéciles en n’ayant pas su prévoir l’avenir. Je n’ai pas eu le flair de certains de mes collègues du monde de la course automobile qui ont conservé leurs vieilles voitures de course comme s’il s’agissait de véritables trésors. Ce sont eux qui ont eu raison alors que moi je vendais à des prix ridiculement bas des voitures de course qui étaient devenues trop peu compétitives à mon gout.
Imaginez, j’ai laissé partir une Porsche Carrera Abarth Zagato dont pas plus d’une vingtaine de modèles avaient été construits. Celle que j’ai vendue innocemment à un américain pour 5000 $ vaut aujourd’hui facilement plus d’un million de dollars. Aux dernières nouvelles, elle appartenait à un ingénieur de Ford qui, bien sûr, ne voulait pas la laisser retourner à son ancien propriétaire. Par la suite, j’ai cédé ma Porsche 904 GTS, une des plus belles voitures de course jamais construites pour la ridicule somme de 6000 $. Or, essayez d’en trouver une aujourd’hui pour moins de 900 000 $. La mienne est entre les mains du populaire comédien américain Jerry Seinfeld qui est un fanatique des Porsche. Ma dernière stupidité fut de me départir de ma Porsche 906 ou Carrera 6 qui, elle, s’est envolée pour 10 000 $. J’en donnerais facilement 100 000 $ pour la récupérer, mais elle vaut elle aussi plus d’un million à la bourse de l’automobile.
Tout cela pour vous conseiller de ne pas faire l’imbécile comme moi. Si vous avez une vieille « minouone » qui a des chances de s’apprécier au fil du temps, de grâce conservez là au lieu de laisser quelqu’un d’autre s’enrichir à vos dépens.
July 2nd, 2010
Cette sacrée Mustang refuse de mourir et ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre. À mes débuts dans ce métier, ma première voiture d’essai fut une Mustang 1964 décapotable bleu ciel qui venait tout juste d’être livrée au service des relations publiques de Ford.
C’est sans doute ce qui fait que j’ai toujours suivi avec beaucoup d’intérêt le cheminement de ce modèle. À part la triste époque de la ridicule Mustang II, la voiture a toujours été parmi les modèles offrant un bon rapport qualité-prix. Et cela est plus vrai que jamais avec les versions 2011 qui bénéficient d’un certain nombre de changements intéressants, dont un nouveau moteur V6 de 302 chevaux.
Trouvez-moi par exemple une voiture qui offre un moteur V6 de 302 chevaux pour le même prix que la version d’entrée de gamme de la Mustang, celle présentée sous le nom de « Value leader » à 22,995 $. Personnellement, je n’en connais aucune.
Ford avait réuni toute la gamme de ses modèles 2011 pour que nous puissions les essayer récemment sur le circuit de Calabogie. Tout en saluant l’audace de la compagnie pour un tel geste, c’est avec la version à moteur V6 que je me suis le plus amusé. Franchement, que demander de plus à une automobile pour se promener par un beau dimanche ensoleillé ou aller faire ses courses? Seule son ineptie en hiver l’empêche de décrocher le prix du meilleur achat toutes catégories confondu. Ayant beaucoup voyagé ces derniers temps, j’ai noté que plusieurs de mes camarades, canadiens ou américains, nourrissent également une profonde admiration pour la moins chère des Mustang. Ne soyez donc pas surpris si elle décroche cette année le titre de la voiture nord-américaine de l’année. Au pire, elle sera parmi les finalistes. Mais, mérite-t-elle un honneur semblable?
June 26th, 2010
Vous vous souvenez peut être de l’échec de Volkswagen quand le constructeur allemand, qui n’a jamais vraiment pu se départir de l’image de « voiture du peuple » qui colle à ses tôles, a tenté une incursion dans le haut de gamme. Bien que la voiture ait été assez intéressante, la marque de Wolfsburg n’a jamais pu convaincre les acheteurs de débourser aux alentours de 75 000$ pour une Volkswagen, en l‘occurrence la Phaeton qui, après une très brève carrière en sol nord-américain, est retournée dans ses terres germaniques.
Aujourd’hui, l’histoire va peut-être se répéter puisqu’une autre marque associée à des voitures bon marché désire élargir sa gamme vers le haut. Après la berline Genesis à 45 000$ , Hyundai s’apprête à commercialiser dans son réseau nord-américain une véritable limousine du nom de EQUUS dans laquelle j’ai roulé quelques heures lors d’une récente visite à Séoul. Aucun doute là-dessus, la voiture impressionne tant par sa stature que son équipement qui comprend, entre autres, un puissant V8 de plus de 400 chevaux. Quand j’ai demandé au président de Hyundai s’il n’était pas inquiet de connaître le même sort que Volkswagen, il a réfléchi un long moment avant de répondre non, tout en ajoutant qu’il avait pleinement confiance au produit et que l’expérience VW leur avait appris quelles étaient les erreurs à ne pas commettre. Bien que le prix n’ait pas été confirmé, on peut s’attendre à ce que cette Equus coûte autour de 60 000$. Trop cher pour une Hyundai ? Je vous pose la question. Pensez-vous que le constructeur coréen se dirige tout droit vers la banquise ou s’il a raison de croire à sa réussite dans le clan des grandes Mercedes, Audi ou Lexus de ce monde?
Et pendant que nous y sommes, ne croyez-vous pas comme moi que l’on aurait dû choisir un nom un plus commercial et plus facile à assimiler que Equus? .
June 20th, 2010
Le travail de chroniqueur automobile fait bien des envieux selon ce que je lis ou que j’entends régulièrement. Et on se colore une image toute rose de ce métier qui n’en est pas un. En effet, le nombre de journalistes automobiles qui vit de ce boulot au Québec se compte sur les doigts de la main, celle de gauche sans doute. À moins que vous vous contentiez de 350 $ par semaine pour égayer votre vie….et de voitures gratuites en plus de quelques voyages qui permettent de vivre aux frais de la princesse pour quelques jours! Justement, à propos de voyages, il faut être « fait fort » pour les supporter.
Je vous donne un petit exemple : la semaine dernière, j’étais à Lisbonne, l’affaire de deux jours, pour faire l’essai de la nouvelle Volvo S60 T6 qui inaugure une percée dans le club des berlines sport pour le constructeur sino-suédois. Oui, je sais, ils ont déjà exploré le terrain, mais pas encore autant qu’avec cette nouvelle venue.
À peine rentré du Portugal, je suis allé à New York à l’invitation de Mercedes qui voulait absolument que l’on conduise sa Classe R modifiée ainsi que sa Smart électrique. Cette dernière se situe vraiment aux antipodes de la première. Pour moi, cette immense familiale est une énigme que l’on comprend un peu mieux quand on sait qu’elle est fabriquée en Alabama. « Made in the USA for USA customers ». Voilà mon opinion de sa suspension et de sa direction de Buick de l’ancienne vague. La Smart, par ailleurs, m’a ravie et je l’aime mieux en version électrique parce que l’on a plus à subir sa transmission automatique « valsante » et agaçante. Aucun autre véhicule ne se prête davantage à l’électrification selon moi.
Après une nuit dans la Grosse Pomme, je serai quelque part entre Montréal et Séoul, en Corée du Sud, quand vous lirez ces lignes. Oui, vous vous en doutez, je m’en vais chez Hyundai, l’ex-parent pauvre de l’industrie automobile qui occupe désormais une place de choix parmi les colosses de la spécialité. J’aurai donc l’occasion de vous parler bientôt des nouvelles Sonata turbo et hybride. Vous voulez toujours vieillir prématurément dans ce métier de fou?