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Le blogue de Jacques Duval

QUAND LES PÉTROLIÈRES NOUS PRENNENT POUR DES « CROTÉS » 

June 16th, 2010

Le sujet n’est sans doute pas tout à fait dans la note de ce blogue, mais quelqu’un pourrait-il me dire pourquoi les toilettes de toutes les stations-service que j’ai utilisées à ce jour étaient d’une malpropreté repoussante? Dans la pénombre d’un éclairage déficient, sur des planchers inondés de vous savez quoi et avec des sanitaires (quel mot inapproprié dans les circonstances) d’une saleté horrifiante, des pétrolières riches à crever n’ont absolument aucun respect pour ceux et celles qui leur bourrent les poches de dollars. On me dira que les propriétaires sont des franchisés et que la responsabilité de la propreté leur incombe. Or ces gens-là sont eux-mêmes exploités par les pétrolières au point de ne pouvoir s’offrir le luxe d’un nettoyeur qui passerait chaque heure. À quand une protestation d’envergure pour nous faire passer pour autre chose qu’une bande de cochons pour qui la propreté est leur dernier souci.

PS Et pendant qu’on y est, serait-il trop vous demander que de nettoyer de temps à autre les pistolets à diesel?

CES ALARMES INUTILES 

June 12th, 2010

Je roulais l’autre jour dans la nouvelle Infiniti M 56X (pas terrible entre nous) quand j’ai remarqué qu’un témoin lumineux du tableau de bord me faisait un clin d’œil. Il y avait d’écrit « service engine soon ». La voiture n’avait pourtant que1000 kilomètres à peine au compteur. Bizarre, me suis-je dit avant d’enchaîner en pensant que c’était sans doute un problème électronique d’affichage. Et effectivement, 3 jours plus tard, la petite lumière s’est tannée et s’est éteinte. Tout cela pour vous dire que l’on ne prend plus au sérieux ces alarmes de ceci et de cela.
Ainsi, dans la même Infiniti, il y a ce gadget qui s’appelle « lane departure warning ». Chaque fois que vous quittez votre voie de circulation ou qu’une route ne fait que toucher une des lignes blanches ou jaunes de marquage des voies, un bip retentit…et finit par vous casser les oreilles. Car, il arrive très souvent que l’on quitte notre voie de circulation volontairement. Or, dans l’Infiniti, il faut impérativement actionner les clignotants pour que le bip se taise. Agaçant, pour ne pas dire plus.
Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps, les propriétaires de VW ou d’Audi se plaignaient que le témoin lumineux « check engine » s’allumait constamment au tableau de bord. Réaction des techniciens informés du problème : c’est pas grave, y font toutes ça, ne vous en occupez pas ». Belle logique.
Et il y a cette autre alarme (une vraie cette fois à grands coups de klaxon) et dont tout le monde se fout carrément. Je veux parler de celle des antivols. Avez-vous déjà vu quelqu’un, un passant, un voisin, même un policier, se préoccuper de ces cris d’alarme. Moi, jamais, car on présume que c’est la faute du conducteur qui a appuyé sur la mauvaise touche? Donc, tous ces trucs servent à quoi? À rien…comme les ailerons sur une Suzuki…

QUI GAGNERA LA COURSE À LA VOITURE ÉLECTRIQUE? 

June 5th, 2010

La voiture hybride est en panne et son avenir qui semblait si brillant est de plus en plus récusé. À titre d’exemple, les derniers chiffres de ventes sont carrément lamentables du côté de chez Honda qui n’a réussi à écouler que 170 exemplaires de son porte-étendard, la Insight. Et Dieu sait si l’on comptait sur ce modèle pour enraciner solidement le mode hybride. Les gens de Honda affirmaient même il y a un an que l’avenir appartenait à ce type de voiture plutôt qu’à l’électricité. Il est vrai que ces autos à double motorisation ont fait leurs preuves, ce qui est loin d’être le cas pour les autos électriques.
Or, les feux de la rampe se braquent en ce moment sur tout ce qui a une vague consonance avec le mot « électricité ». Ce sont évidemment les médias qui sont les grands croyants de ce mode de propulsion. Il se pourrait bien que le public accueille ce type de voiture avec la même tiédeur et quasi-indifférence que l’hybridation.
EST-CE la peur de l’inconnu ou le prix jugé trop élevé des automobiles vertes qui font fuir la clientèle?
Je dirais que c’est un peu des deux et que tout le tapage fait autour de ces nouveautés laisse le public de glace. Ces derniers jours, Nissan a vendu une cinquantaine de Leaf à Communauto et on a fait la même chose avec d’autres villes du Canada. Mitsubishi a également des ententes similaires pendant que de nombreux autres joueurs s’apprêtent à envahir le marché. Dans deux semaines, je m’en vais essayer la nouvelle Smart électrique presque prête à la commercialisation. GM, on le sait, ne tardera pas à mettre en vente sa Volt électrique aussi tandis que Ford est également dans la course. On peut donc se demander qui gagnera cette course et, surtout, ce qu’il en résultera. Aura-t-on encore une fois fait preuve d’un trop grand optimisme pour ces nouvelles voitures remplies de questionnements et dont la fiabilité demeurera le gros point d’interrogation?

EN MUSTANG AVEC SYLVIE À CALABOGIE 

May 30th, 2010

Je ne sais pas si nous serons totalement d’accord sur les nouvelles Mustang 2011, mais le fait d’avoir roulé avec ma « boss » lors de l’avant-première des voitures dans la région d’Ottawa fut une expérience réjouissante. Et je ne dis pas ça par flagornerie, mais parce que Sylvie Rainville se débrouille très bien au volant d’une automobile même si celle-ci est dotée d’un gros V8 et d’une boîte manuelle à 6 rapports. M’étant fait brasser la cage en partageant des voitures d’essai avec des collègues masculins, je peux dire que notre « fille au volant » conduit mieux que plusieurs d’entre eux. Ce qui prouve d’une certaine façon que la femme au volant de 2010 est bien différente de celle d’il y a 30 ans…. tout comme la Mustang d’ailleurs. Quelle aubaine que cette version V6 dont le moteur de 3,7 litres a été bonifié pour vous offrir 305 chevaux qui chantent juste. Et que dire de la GT avec son V8 suralimenté de 402 chevaux. Les ingénieurs de Ford ont vraiment réussi à raffiner le produit et à faire de la Mustang une voiture de sport incroyablement attrayante. Les seuls perdants ici sont les malheureux acheteurs d’une Mustang 2010 dont la belle voiture neuve sera effacée par des modèles considérablement remaniés un an seulement après le dévoilement des versions 2010 alors que la carrière d’une nouvelle version dure habituellement 5 ans. Ford a surtout retravaillé les trains roulants et les moteurs pour les rendre plus puissants et moins polluants. Le châssis est désormais plus rigide et même les cabriolets ne donnent plus l’impression qu’ils sont en train de tomber en morceaux entre deux dos-d’âne.
Personnellement, j’ai été en mesure de mettre à l’épreuve le comportement routier des Mustang 2011 en roulant avec chaque version sur le difficile circuit de Calabogie. Quelle ivresse que d’approcher le virage numéro 1 à 185 km/h (avec la Shelby GT 500) et d’écouter tous les éléments en contact avec le sol être poussés dans leur dernier retranchement pendant que le moteur hurle de bonheur! 550 ch, c’est du sérieux et bien que conduire la Shelby au maximum exige plus de travail que la simple version GT, la récompense n’en est que supérieure.
Calabogie incidemment est le plus beau circuit au Canada avec son tracé incroyablement difficile à maîtriser, ses splendides aménagements avec motels que l’on peut louer pendant un weekend, un immense garage et des boutiques de produits de compétition.
Un des patrons, Bruce Gregory, me disait qu’il avait tellement été impressionné par la Mustang GT qu’il en avait acheté une, lui qui s’amuse avec une rapide Porsche GT3. En ce moment, la voiture allemande est 5 secondes plus rapide que la GT de Ford, mais Gregory s’affaire à y installer une suspension spéciale qui devrait permettre à la modeste Mustang d’égaler les temps de la prestigieuse Porsche. C’est ce qui me fait dire que les Mustang de 2011 sont des voitures qui ont atteint leur pleine maturité grâce à aux incessantes petites améliorations apportées au fil des ans.

UNE COURSE TERRIFIANTE 

May 27th, 2010

Vu sa formation en circuit routier, je n’ai jamais très bien compris pourquoi Alex Tagliani était plus rapide sur les pistes ovales fréquentées en alternance par le Indy Racing League. Mais, voilà, c’est comme ça et on ne fera pas une thèse là-dessus. Je voudrais plutôt exprimer toute l’admiration que j’ai pour ce coureur québécois qui en fin de semaine prochaine partira 5e sur la ligne de départ des 500 milles d’Indianapolis.On n’a beau dire qu’il s’agit de tourner deux fois à gauche à chaque tour et d’appuyer sur l’accélérateur en ligne droite, ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air. Bon, je n’ai plus 20 ans, mais je ne suis pas sûr que mes pulsations cardiaques ne feraient pas éclater ma cage thoracique en me voyant assis aux avant-postes comme Alex juste avant le départ. Je trouve que cela prend un courage incroyable et des couilles grosses comme des pamplemousses pour affronter une telle situation sans mourir de peur..
Sans doute à cause des nombreuses vies qu’elle a fauchées, cette piste ovale de 2,5 milles est implacable. Bordé de murs de béton, elle ne laisse aucune marge d’erreur tout en étant à l’origine d’accidents en cascade lorsqu’une voiture rebondit en miettes après avoir heurté le mur. Ce n’est donc pas votre pilotage seulement qui détermine votre sort, mais aussi une forte dose de chance. Peut-être suis-je aussi traumatisé par cette piste à cause des deux pilotes qui s’étaient tués juste devant moi lors de la seule épreuve à laquelle j’ai assisté à Indy, celle de 1964. Juste au début de l’épreuve, Dave MacDonald, un adepte des circuits routiers avait fait un dérapage en sortant du virage 4. Sa voiture, une Thompson très délicate à conduire, avait ensuite heurté le mur avant d’exploser en flammes. Il avait par la suite été embouti par Eddie Sachs qui n’était pas arrivé à se faufiler à travers les flammes et les débris des autres voitures touchées dans l’accident. La scène était un véritable enfer et d’y voir deux pilotes brûlés vifs avait longtemps refroidi mes ardeurs pour la course automobile. Le feu m’a toujours terrifié et je devais perdre un collègue dans des conditions analogues quelques années plus tard quand le Canadien Bob McLean heurta un arbre avec sa Ford GT lors 12 heures de Sebring de 1966 auxquelles je participais. Encore une fois, la voiture prit feu et le pilote y laissa sa vie.
Je dis « merde » à Tagliani pour la course du weekend et soyez certain que je ne voudrais pas être à sa place.



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