DEHORS LES GPS
May 7th, 2008En français épuré, cela s’appelle un boîtier nomade de navigation par balise satellitaire. Comme personne ne saurait mémoriser une telle appellation, le langage populaire se limite à identifier l’objet comme un GPS, une invention de l’armée américaine.
Sans nier les capacités et l’aspect sécuritaire de ces boîtiers, ils ont à mon avis un défaut majeur et c’est celui d’être responsable d’un tas de fonctions que l’on maîtrisait autrefois avec infiniment plus de facilité.
Alors que l’on bloque l’accès au GPS lorsque la voiture est en mouvement, le conducteur peut pitonner à souhait sur son ordinateur de bord pour contrôler la radio, le téléphone cellulaire, le système de chauffage ou de climatisation, les paramètres de l’affichage sans oublier les multiples options que les constructeurs ajoutent à ces bidules. C’est là que le mot DANGER s’inscrit en lettres rouges, ce qui revient à dire qu’il faut bannir au plus tôt ces infâmes ordinateurs de bord qui détournent l’attention du conducteur de la route. Je me confesse d’ailleurs d’être un accroc du pitonnage qui s’entête à vouloir comprendre les méandres de l’électronique sans avoir lu le manuel d’instructions. Je suis même prêt à parier que ceux qui l’ont fait (consulter le manuel) sont l’exception à la règle.
Je suis et nous sommes des dangers publics, d’où la nécessité de bannir ces irritants boîtiers nomades de navigation par balisage satellitaire (GPS) et cela parce qu’ils traînent avec eux beaucoup trop de fonctions qui compliquent inutilement la vie des acheteurs. Il faut souvent faire trois ou quatre opérations différentes pour accéder à la radio ou autre accessoire alors qu’il était si simple autrefois d’ouvrir la radio, point final. On dira que seules les voitures chères, principalement allemandes, sont affublées de ces appareils, mais il suffit de regarder leur prolifération dans des voitures à vocation économique pour se rendre compte que le fléau est proche.
On interdit désormais le cellulaire alors qu’il est infiniment plus dangereux de s’adonner à ce que je viens de décrire. Alors, dehors les GPS.


