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Les décapotables : achat raison ou passion? Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Sylvie Rainville   
10 mai 2001

L’été est à nos portes, et comme dans la fable de La Fontaine, la cigale peut bien aller chanter tout l’été, au volant d’un beau cabriolet tout neuf! Ce n’est pas l’envie qui manque lorsque pointent les rayons du soleil printanier, mais encore faut-il faire le bon choix, car l’achat d’une décapotable tient plus du coup de cœur que de la raison. Presque disparues des catalogues des constructeurs pendant quelques décennies, les décapotables ont effectué un retour marqué il a de cela tout près de quinze ans. Un retour timide d’abord, mais qui prit de l’ampleur par la suite sur le marché nord-américain. J’entends déjà les écologistes et les détracteurs de tout acabit décrier que ce n’est que des véhicules de loisir, et qu’ils ne possèdent aucune autre vocation que celle de se promener les cheveux au vent, la musique dans le “ piton ”… Je leur répondrai que, comme toutes les voitures présentes sur le marché, les cabriolets ont évolué au fil des ans, et ces voitures sont infiniment plus pratiques que ne l’étaient leurs ancêtres. Oui, certaines cultivent encore le culte de la personnalité, se réservant qu’au conducteur et à sa compagne (ou compagnon, c’est selon), mais vous n’avez qu’à noter le nombre de modèles cabriolets présents sur le marché possédant 4 vraies places et cela vous confirmera que la tendance est aux véhicules “ à vivre ”. Comme certains ont une petite famille, eh bien! Il faut suivre… Il y a maintenant la question de l’hiver, ce dernier qui viendra perturber les jours de notre cigale une fois la bise revenue… Les décapotables d’aujourd’hui sont maintenant “ habitables ” à l’année, grâce notamment aux lunettes arrière vitrées et dégivrantes, grâce aux capotes doublées, grâce aux toits rigides amovibles offerts en option, ou encore grâce aux climatisations diaboliquement efficaces. L’acheteur-type? Les jeunes? Mouin, mais les assurances sont plus élevées sur ce genre de véhicule. Les familles? Comme deuxième voiture, pour les promenades du dimanche, peut-être. Mais, selon moi, les constructeurs visent le “ top ”, la manne, la totale : les Baby-Boomers (encore eux… ils ont vraiment droit à toutes les attentions…). Eux qui sont de plus en plus Snowbirds, préférant les rayons de la Floride aux bancs de neige, ce qui convient parfaitement à une décapotable… même si elle est tirée derrière un motorisé!

Les raisonnables

<b>Chrysler Sebring</b> Cette voiture a été remaniée de fond en comble l’an dernier, et ce fut pour le mieux. La rigidité de la caisse a été améliorée et elle offre un agrément de conduite et quatre vraies places à un prix des plus intéressants. <b>Saab 9-3</b> Cette suédoise non dépourvue de qualités poursuit son bonhomme de chemin à travers les ornières des routes du Québec. Elle aussi loge 4 adultes sous sa capote doublée. Elle est, avec la VW Cabrio, la plus adaptée à notre climat. De plus, elle est fort bien pourvue en équipement d’origine et offre des mécaniques intéressantes (turbo). Dommage qu’elle souffre d’une valeur de revente incertaine. <b>Toyota Solara</b> La petite dernière de Toyota a été élaborée à partir de la plate-forme de la Camry. Nous sommes donc dans le connu et ça rassure d’autant que Toyota est synonyme de fiabilité. Autre 4 places, son gabarit est intéressant et sa ligne conservatrice. <b>Volkswagen Cabrio</b> Volkswagen a été des précurseurs avec son cabriolet sur la base de la défunte Rabbit. Maintenant élaborée sur la base de la Golf, ne vous y trompez pas… sous ses airs de “ New Golf ” se cache la Golf des années 1994-1998. Elle reste cependant un des bons rapports qualité-prix de cette catégorie, et elle offre aussi 4 places. Elle est au sommet des ventes, avec la Miata.

Les sportives

<b>Audi TT</b> Elle en fait tourner des têtes, cette Audi, et pour cause. Sa ligne est vraiment réussie, que ce soit en coupé ou en cabriolet. On a droit à un équipement des plus complets et, comme dans toute Audi qui se respecte, on a droit à la transmission Quattro… <b>BMW Z3</b> Celle qui se voulait la concurrente directe de la Mazda Miata a rejoint des consommateurs un peu plus en moyen. La Z3 affiche un look aguicheur et des performances intéressantes avec le 6 cylindres disponible. Si le cœur vous en dit (et si votre banquier vous voit dans sa soupe), la Z3 M comblera tous vos désirs. Attention aux excès! Renouvelée probablement l’an prochain, la Z3 nous reviendra avec une ligne plus conservatrice. <b>Chevrolet Camaro / Pontiac Firebird</b> L’archétype de la voiture sport américaine, avec la Mustang, elle vit ses derniers jours. C’est en plein le temps de vous en procurer une avant qu’elles ne soient des pièces de collection ou dans un musée. Elles offrent des performances dignes des Muscle Cars des années 70, mais elles offrent aussi certains inconvénients : habitabilité moyenne, confort moyen, rigidité de la coque moyenne, encombrement maximum. <b>Chevrolet Corvette</b> Tout petit, on rêvait de son gros V8, de son look sport inimitable. Vint ensuite la période “ petite Q… ”, qui lança injustement une image aux propriétaires de ces voitures. La dernière génération, bien née, réussit à faire taire tous ces gens, grâce à un châssis équilibré et une mécanique performante dans un emballage, disons-le, plutôt attrayant. GM, qui possède plusieurs erreurs à son actif, détient là une carte gagnante. <b>Ford Mustang</b> Ford a su, contrairement à GM, bien faire vivre son Pony Car. Elle est homogène et elle se vend encore assez bien. Son rapport prix-performance est des plus compétitifs, tout ça dans un habillage au goût du jour. À voir et à essayer.

<b>Honda S2000</b> La bombe japonaise, le meilleur rapport chevaux au litre (120 pour être exact) de tous les moteurs atmosphériques produits dans le monde. Cette bête d’exception est bien construite, bien que certains équipements (freins, transmission) ont du mal à contenir toute cette cavalcade. Sa ligne est sobre, sans prétention, mais avec un petit je-ne-sais-quoi de... Pour amateurs de sensations fortes. <b>Mazda Miata</b> Elle est la digne héritière des roadster anglais qui épuraient nos routes dans les années 70. Petite deux places, propulsion, elle a su s’attirer une clientèle fidèle grâce à sa ligne intemporelle, à son agrément de conduite et à son confort, en autant que vous ne soyez pas trop grand! Elle fait partie de ces petites voitures, simples, qui font rêver les grands enfants… et les petits! <b>Mercedes SLK</b> Concurrente directe des BMW Z3 et des Porsche Boxster, elle offre, pour se différencier de la concurrence, un toit rigide escamotable électriquement en lieu et place d’une capote. Cela offre l’avantage d’être plus résistant qu’une capote (à long terme), et surtout d’offrir la versatilité 4 saisons (quoique rares sont les proprios qui laissent leur SLK rouler dans la neige). <b>Plymouth Prowler</b> La dernière à porter ce nom légendaire, la Prowler est tout le contraire d’une voiture rationnelle. Stricte deux places, elle n’offre presque pas d’espace de rangement, et ses roues avant n’ont droit qu’à un simple garde-boue! Les flaques sont à éviter à tout prix. Mais pour le style, chapeau! Un hot-rod flambant neuf, ça vous dit? <b>Porsche Boxster et Boxster S</b> Cette voiture a signé le renouveau de Porsche autant au niveau du design qu’au niveau des ventes. En effet, le plus petit constructeur indépendant du monde est encore solvable, car il ne s’est jamais autant vendu de Porsche que maintenant. Cette dernière rompait avec la théorie du tout-à-l’arrière, misant sur un moteur central arrière pour une meilleure distribution des masses. Il en résulte une voiture équilibrée, performante (surtout la version S) et relativement abordable… Enfin, c’est une Porsche.

Les hauts de gamme

<b>BMW série 3 décapotable</b> Difficile à classer, car elle fait très “ classe ”, mais elle a aussi un tempérament sportif, mais elle sait dorloter ses occupants dans un environnement douillet. La “ Béhèmme ” décapotable est le symbole du capitalisme BCBG, du “ yuppie ” qui a réussi à la Bourse. Tant mieux pour eux, tant mieux pour nous, car cette voiture est d’une homogénéité incomparable. <b>Jaguar XK8</b> La noble anglaise, fière, avance son museau dans la circulation, digne héritière de la défunte Type E. Elle est la définition du classicisme, tant par les matériaux employés que par la finition irréprochable. La fiabilité, qui était le lot des modèles précédents, est maintenant revenue à un niveau plus acceptable. <b>Lexus SC430</b> On a pu l’apercevoir au Salon de l’auto de Québec. Elle était venue nous aguicher dans un écrin de cuir et de bois précieux, avec une chaîne stéréo à faire pâmer d’envie n’importe quel mélomane. Sa ligne, classique, vieillira bien. Elle lutte sur le marché avec les plus grandes de ce monde, mais sa rivale avouée a tiré sa révérence cette année : la Mercedes SL. Si vous avez les moyens de vous la payer, elle fera tourner les têtes sur votre passage. <b>Mercedes CLK</b> Concurrente directe de la série 3 de BMW, la CLK est plus logeable et sa ligne est un peu moins sportive. La qualité Mercedes est au rendez-vous, même si elle dérive de l’ancienne génération de la classe C. On aurait apprécié que la coque soit plus rigide, mais la chasse au poids a eu le dernier mot. Elle n’en n’est pas moins la plus lourde de la série CL. Ambiance toute germanique à l’intérieur, mais aussi dans le comportement routier. Un bon choix, logique, fiable. <b>Volvo C70</b> La plus latine des suédoises nous fait l’honneur de sa présence sur le marché nord-américain. Elle est la plus sécuritaire du lot (réputation de Volvo oblige) et aussi très bien finie. La ligne, typiquement Volvo, est très d’actualité et facilement reconnaissable. La qualité Volvo se fait bien sentir partout dans la voiture, elle qui doit lutter avec des voitures établies depuis des lunes (BMW série 3 par exemple). Le prix est relativement raisonnable pour rouler en Volvo C70 cabriolet, mais si vous avez les poches bien remplies, ça ne devrait pas trop vous causer de problème…

Les hors de prix

<b>Aston Martin DB7 Vantage Volante</b> Cette marque anglaise de prestige évolue dans le giron de Ford depuis 1987. Longtemps associées à James Bond lui-même, les Aston Martin sont maintenant les Ferrari britanniques, avec la DB7 motorisée par un V12 et fait usage de techniques développées par Ford et Cosworth en Formule 1. La finition est plus noble que par le passé, où l’on reprochait à Aston Martin de devenir trop “ Ford ”. On a corrigé le tir et c’est tant mieux. <b>Bentley Continental et Azure / Rolls-Royce Corniche</b> Ces deux marques de prestige britanniques en sont à leurs dernières années ensemble, elles qui sont la référence du luxe et de l’opulence depuis des lustres. En effet, BMW va garder Rolls-Royce et Volkswagen Bentley. Ces cabriolets, dessinés à partir de la plate-forme des Silver Seraph/Arnage, sont propulsés par le V8 “ maison ” de 6,75 litres, à la puissance “ suffisante ”… Ce sont les cabriolets les plus chers du monde, mais ils vous le rendent bien, avec une présentation digne d’un château anglais de Sa Majesté. Si jamais vous venez qu’à en posséder une, mon courriel est en bas de cet article! <b>BMW Z8</b> La bombe néo-rétro, signée BMW. En effet, les designers de la firme bavaroise sont allés puiser dans les réminiscences de la marque afin de concocter une voiture unique, un roadster qui vit autant dans le passé pour le style, que dans le présent pour la qualité du moteur et de la fabrication. Et quel moteur : V8, 400 chevaux. Dépêchez-vous, la production est limitée à 5 000 exemplaires… <b>Ferrari 360 Spider / Ferrari 456 M Spider</b> On ne présente plus la marque italienne la plus connue, celle du “ cheval cabré ”. Vainqueur du championnat du monde de F1 en 2000, Ferrari nous présente deux spider, l’une sportive, l’autre un peu plus bourgeoise, mais aux performances à couper le souffle. Ah oui, la 456 M est la seule Ferrari disponible en boîte automatique. Aux biens nantis seulement; les autres, continuons de rêver… <b>Porsche 911</b> La seule à posséder un moteur arrière de toute l’industrie. Elle est aussi disponible en 2 ou 4 roues motrices, afin d’améliorer la tenue de route. Cette voiture sans compromis s’est beaucoup assagie depuis sa refonte en 1998, la rendant plus prévisible pour les non-initiés de la marque. Plus facile d’entretien qu’une Ferrari, moins chère et offrant des performances à couper le souffle, le choix serait, si la bourse était pleine, facile!

Les sport-utilitaires

<b>Chevrolet Tracker-Suzuki Vitara</b> Ce tandem constitue le moyen le plus économique de rouler en décapotable. Leur bouille sympathique, la consommation d’essence raisonnable et la fiabilité dans la bonne moyenne leur confèrent un bon rapport prix-agrément. On oublie trop souvent ces véhicules quand vient le temps de magasiner une décapotable; pourtant, ils offrent ce que peu de cabriolets offrent : une transmission intégrale. <b>Jeep TJ</b> Elle, on ne la présente plus, tellement elle fait partie de nos vies depuis que son illustre ancêtre se frayait un chemin sur les plages de Normandie. N’oubliez pas que c’est un camion, pas une voiture. C’est parfois difficile de l’oublier, car le moteur 6 cylindres offre un bon rapport prix-prestations. Cependant, en ces périodes de hausse du prix du carburant, elle s’avère gloutonne. Beaucoup ont essayé de l’imiter, mais bien peu sont arrivés à la recette qui fait le succès de ce modèle, depuis 50 ans.





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Dernière mise à jour : ( 2 janvier 2007 )
 
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