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BOISBRIAND, QUÉBEC (Le mardi 25 septembre 2001, 14 h 30) - La General Motors du Canada Limitée (la GMCL) a informé aujourd'hui ses employés de l'usine de Ste-Thérèse, au Québec, de la fin de la production des Chevrolet Camaro et Pontiac Firebird en 2002, et de la fermeture de l'usine en septembre 2002.
La présidente-directrice générale de la GMCL, Maureen Kempston Darkes, a dit « Nous sommes extrêmement peinés d'en être arrivés à cette difficile décision. GM a fait énormément d'efforts afin de trouver un autre produit ou un autre mandat de fabrication pour l'usine de Ste-Thérèse. Nous avons exploré un grand éventail de possibilités, notamment, le montage de produits de masse et de produits- niches, la fabrication de composants de groupe propulseur, la remise à neuf et d'autres genres d'exploitations automobiles. Malheureusement, après plusieurs années de recherches intensives, nous n'avons pu cerner aucune solution viable.
« Je voudrais souligner les efforts extraordinaires de nos employés de Ste-Thérèse. Nous apprécions très sincèrement la fierté dont ces employés font preuve dans leur travail et le ferme engagement qu'ils manifestent envers nos clients.
« Nous mettrons tout en oeuvre afin d'assurer la transition la plus harmonieuse possible pour nos employés. Presque tous nos 1 100 employés horaires en service actif et 300 employés horaires en mise à pied de l'usine de Ste-Thérèse sont admissibles à la retraite anticipée ou le deviendront au cours des quelques prochaines années. Les programmes d'avantages sociaux offerts par la GM du Canada à ses employés horaires et mensuels sont très considérables, et prévoient notamment des paiements de maintien de salaire pendant une période pouvant aller jusqu'à trois ans pour les employés touchés par une fermeture. Nous avons à coeur de collaborer étroitement avec les TCA et les gouvernements du Québec et du Canada à la mise sur pied de programmes de recyclage dans l'emploi et d'autres programmes de transition pour ceux qui désirent poursuivre leur carrière.
« L'usine de Ste-Thérèse joue un rôle de premier plan dans l'économie québécoise depuis son ouverture en 1965. Au cours des quinze dernières années, GM a investi plus de 3 milliards de dollars dans l'usine, créé l'équivalent de 20 000 années-personnes de travail et versé des salaires totalisant plus de 1,2 milliard de dollars », a poursuivi Madame Kempston Darkes.
« GM demeurera le constructeur automobile le plus engagé au Québec. GM achète plus de 850 millions de dollars en biens et en services par année auprès de 700 fournisseurs du Québec, dont moins de 10 % sont destinés à l'usine de Ste-Thérèse. En collaboration avec les gouvernements, nous cherchons à élargir les possibilités de production au Québec, ce qui a mené, par exemple, à l'investissement de 60 millions de dollars annoncé plus tôt cette année par Raufoss. En réalité, les achats de GM auprès des fournisseurs du Québec permettront de maintenir au moins autant d'emplois chez ces fournisseurs que le nombre qui sera perdu à l'usine de Ste-Thérèse.
« Par ailleurs, nous croyons que l'usage croissant des matériaux légers tels que l'aluminium et le magnésium dans l'automobile ouvre de grandes perspectives pour le Québec. Sur ce plan, le Québec jouit d'avantages stratégiques certains, non seulement comme fournisseur de GM mais également de l'industrie automobile nord-américaine en général. Nous continuerons de travailler à l'élargissement des possibilités dans ce domaine, en concertation avec les gouvernements, l'industrie des matériaux légers et le secteur de la recherche et du développement », a-t-elle dit.
« Les véhicules produits à l'usine de Ste-Thérèse, la Camaro et la Firebird, sont d'extraordinaires voitures de performances. Toutefois, la catégorie des voitures sportives est en net recul en Amérique du Nord depuis une quinzaine d'années. Parallèlement, la hausse spectaculaire de la pénétration des marques étrangères a provoqué une capacité excédentaire importante dans notre industrie.
« J'ai moi-même pris part très activement à la recherche de solutions de rechange pour cette usine, et nos partenaires des TCA et des gouvernements ont indiqué leur volonté de collaborer de façon constructive avec nous si un produit pouvait être cerné. L'industrie automobile a connu cependant de tels bouleversements qu'il nous a été impossible de concevoir un mandat économiquement viable pour l'usine. Nous travaillerons étroitement avec les TCA, ainsi qu'avec les gouvernements local, provincial et fédéral à l'élaboration d'un plan de transition pour l'usine », a indiqué Madame Kempston Darkes.
La fermeture de l'usine de Ste-Thérèse entraînera pour General Motors Corporation une imputation spéciale unique de 300 millions de dollars US avant impôts (195 millions US après impôts), soit environ 0,35 dollar US par action. Cette imputation sera passée au troisième trimestre de 2001.
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