Recherche: Guideauto.com    Web
La nouvelle BMW de la Série 7, vraiment très différente Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Sylvie Rainville   
4 février 2002

Vous avez probablement entendu parler, lu ou même vu des rapports concernant la nouvelle berline de la Série 7 de BMW. Dans certains cas, les commentaires étaient flatteurs, dans d’autres…ils l’étaient moins. Mais peu importe ce que vous avez pu voir, la Série 7 est certainement très différente de ses prédécesseurs, voire même des autres autos sur le marché Voilà pourquoi j’ai accepté l’invitation de BMW du Canada pour essayer cette voiture dans la région de San Antonio au Texas. Non, ce n’est pas parce que c’est une place exotique (c’est bien mais certes pas exotique) mais surtout parce que les routes y sont tout simplement merveilleuses. Après tout, une BMW, c’est fait pour être conduit!

Une ligne inhabituelle

La berline de la série 7 est le porte-étendard de BMW. En ce qui nous concerne, BMW avait mis à notre disposition quelques 745i pour une tournée d’environ 350 milles (565 kilomètres) sur un tracé combinant de la ville, des autoroutes et surtout d’incroyables routes de campagne. Mais avant de parler d’impressions de conduite, jetons un coup d’œil à la voiture même. Lorsqu’elle fut dévoilée au salon de Francfort, plusieurs journalistes furent surpris de son design. En fait, cette auto fut dessinée par le concepteur américain Chris Bangle. Nous avons eu l’opportunité de pouvoir en savoir plus sur ses états d’âme lorsqu’il a créé cette auto. Ce qui a ressorti de son exposé fut d’abord qu’il est passé des lignes carrées aux lignes plus fuyantes. Il a créé les phares pour qu’ils ressemblent à des yeux d’animaux féroces. Les paupières sont d’ailleurs très visibles. Remarquez maintenant comment les grilles sont plus hautes donnant l’impression que l’automobile est sur son élan plutôt que de s’écraser au freinage. Le pavillon a également été relevé pour plus de débattement intérieur. Les puits d’aile ont été agrandis pour laisser les plus gros pneus passer alors que les feux arrière sont totalement différents. Maintenant, la “pièce de résistance”, le capot de la malle. Après avoir lu des remarques négatives sur sa forme inhabituelle, je l’ai quand même accepté non seulement parce qu’il permettait plus d’espace de chargement mais aussi parce qu’il donnait à la voiture un look vraiment différent, une allure à la fois rétro et classique.

Un bel intérieur

L’intérieur de la 745i a également été refait. Le tableau de bord est d’un dessin coulant agréable à l’œil, utilisant surtout des lignes horizontales. Les instruments ont été profondémment installés dans une niche devant le conducteur alors qu’au centre, il y en a une autre qui renferme l’écran du fameux système iDrive dont il sera question plus loin. Le restant de la planche de bord est plutôt simple incluant une fente en son centre pour le lecteur (unique) de DC (il y a également un chargeur à six disques qui ressort du tableau de bord en face du passager). La chaîne stéréo inclut le fameux système Logic 7 de Harmon. Il y a bien quelques commandes pour la climatisation et la radio mais elles sont moins apparentes. Le volant, par contre, en a plusieurs incluant le volume de la radio et la reconnaissance vocale. Les sièges d’avant sont de confortables baquets qui sont électriquement ajustables. Il faut cependant se rappeler de presser un bouton de contact au départ. La console centrale est large mais elle ne nuit pas. La partie avant est occupée par le gros bouton du système iDrive. Nous en parlons plus loin. Les sièges arrière (qui sont aussi ajustables électriquement) sont également très confortables et offrent un très bon dégagement pour la tête. Il y a des commandes de la climatisation au plafond. Évidemment, les passagers de la 745i sont bien protégés par de multiples coussins gonflables.

Le fameux système iDrive

La caractéristique la plus étonnante de la BMW de la série 7 est ce que le constructeur appelle l’iDrive. C’est un système relativement compliqué qui demande un peu d’explications et d’étude avant de pouvoir le maîtriser. Mais une fois qu’il est maîtrisé, il est tout simplement étonnant. En glissant et tournant le gros bouton sur la console, on peut obtenir un système de communication, un système de navigation, les ajustements de la chaîne stéréo et même les ajustements de la climatisation, le tout fortement illustré sur un écran au milieu du tableau de bord. Avec un peu de pratique (et de bons conseils de Jonas Musson des relations publiques de BMW aux Etats-Unis), j’ai découvert que l’iDrive pouvait m’être très utile. Mais voici un bon conseil: ajustez le système avant de prendre la route. Et ne jouez avec le système qu’APRÈS l’avoir maîtrisé !

Un groupe propulseur entièrement refait

La nouvelle BMW de la Série 7 est un incroyable chef-d’œuvre d’ingénierie. Son moteur V8 de 4,4 litres est tout nouveau (il développe 325 chevaux avec 330 livres-pied de couple). Il vient avec une transmission automatique électronique à six rapports et il permet à la voiture d’atteindre le cap des 60 mph en quelque 5,9 secondes (soit environ 6,2 secondes pour toucher les 100 kmh) selon le constructeur. Ce serait de mise de parler de toutes les innovations techniques apportées à ce moulin mais l’espace nous manque dans cet article. Soulignons tout simplement que l’admission et le jeu des soupapes réglé par la technique VANOS ont été grandement développés. Naturellement, il s’agit ici d’une BMW, donc, c’est une propulsion arrière. La suspension a été minutieusement étudiée et elle inclut même des barres anti-roulis à commande électronique en plus d’un système électronique de contrôle de la stabilité qui est très avancé.

Sur la route

Bon! Bon! Passons donc aux impressions de conduite. Il faut d’abord insérer ce qui est la clé, une sorte de bloc électronique qui se place dans la planche de bord. Ce drôle de porte-clé enregistre en même temps toutes les données de la voiture (imaginez si vous le perdez, combien il vous en coûtera pour le remplacer). Puis, en s’assurant d’avoir le pied sur la pédale de freins (sinon il ne se passera rien) , il suffit de presser le bouton “start” pour que le moteur s’anime. Pour passer en Drive, il faut tirer le minuscule levier de vitesses et le pousser vers le bas. Le contact est électrique. La position Park s’obtient en pressant l’extrémité de ce levier. Il y a également un bouton au tableau de bord pour désengager le frein de stationnement (celui-ci s’applique aux quatre roues). La conduite urbaine est aisée. La visibilité est bonne tout le tour et le moteur est très docile. Les dimensions de l’auto ne sont pas aussi imposantes que prévues. Pour accéder aux autoroutes, le moteur V8 procure beaucoup de puissance. Cependant, la boîte automatique change de vitesses parfois brusquement, passant les rapports comme une manuelle. Nous avons finalement rejoint des routes de campagne où cette auto est plus à l’aise que toute autre voiture de son gabarit. En fait, il est difficile d’exprimer la conduite d’une 745i. La voiture est rapide, stable et incroyable. Sa nouvelle direction à crémaillère transmet toutes les informations de la route sans les sensations parfois désagréables de ce système. Dois-je préciser qu’il m’a été très difficile d’observer les limites de vitesse? Et je ne relâchais qu’à peine l’accélérateur dans les courbes. La voiture les négociait si facilement. Le freinage est très puissant, très certainement grâce aux gros freins à disque de plus de 13 pouces de diamètre. Nos voitures d’essai étaient équipées de gros pneus 245/50R-18 Bridgestone Turanza mais des Michelin et de Dunlop devraient être au catalogue alors que des jantes de 19 pouces devraient être proposées en option avec la version Sport à venir. L’électronique peut bien jouer un rôle important dans le comportement et les fonctions de l’automobile, la BMW 745i demeure une voiture qui tient à se faire conduire. En passant, les gens de BMW North America estiment la consommation de carburant à 18 mpg US en ville et 26 mpg US sur la route ce qui ressemble à 13,9 L/100 km et 8,8 L/100 km en mesures métriques. Qui achètera une telle automobile? Selon nos amis de BMW, ce porte-étendard sera dirigé à des gens d’une cinquantaine d’années avec un bon budget (l’auto coûtera d’un peu plus de 95 000$ à 102,000$ au Canada) et le goût de CONDUIRE! Il y en aura une version encore plus sportive très bientôt en plus de la version allongée 745Li. De plus, un moteur V12 sera offert dans la version 760Li. M. Hendrick von Kuenhein, le président de BMW Canada me disait récemment que BMW prendra le plein contrôle de la légendaire marque Rolls-Royce en janvier prochain et qu’une toute nouvelle Rolls verra alors le jour. Il a même ajouté qu’il s’agirait d’une “véritable” Rolls-Royce et pas une BMW glorifiée. Mais je me demande jusqu’à quel point l’expertise de BMW y aura été intégrée. Si la nouvelle Rolls n’est que la moitié de ce qu’est la 745i, alors, nous aurons un véhicule extraordinaire. Comme me l’a indiqué M. Kuenheim, l’auto devrait retrouver son statut d’auto la plus spectaculaire au monde. Si l’on revient à la nouvelle BMW, je ne suis pas prêt d’oublier ma randonnée en 745i. C’est vraiment une voiture pour conducteurs, l’Ultimate Driving Machine, comme l’indique la réclame en anglais. Et peu importe ce que vous avez pu lire ou entendre sur le système iDrive, je l’ai bien aimé. N’importe qui peut le maîtriser. Il ne suffira qu’un peu de temps et de patience.





Wikio !Google!Facebook!Del.icio.us!Live!Yahoo!
Catégories: 2003, BMW, Grandes berlines, Série 7,
» 0 Commentaires add feed
Ecrivez un commentaire


Vous devez être enregistré pour écrire un commentaire.


busy
Dernière mise à jour : ( 13 décembre 2006 )
 
PUBLICITÉ