| Mitsubishi: La Ralliart mérite d'être connue |
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| Écrit par Guy Corriveau | |
| 20 avril 2004 | |
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Pour le constructeur Mitsubishi, la LANCER est le modèle d’entrée de gamme, celui qui doit générer le plus fort volume de vente. Voulant maximiser ses chances d’intéresser le plus grand nombre de consommateurs, en 2004 on ajoute deux nouvelles versions: la berline Ralliart et la Sportback, une familiale à caractère sportif. Pour les besoins de la cause, attardons-nous à la berline. Elle a été conçue pour répondre aux exigences des amateurs de voitures modifiées. Les disciples du tuning retrouvent en elle une voiture dont la silhouette dégage une allure agressive (aileron, jupes, roues en alliage, pneus surbaissés), tandis que les organes mécaniques ont gagné de la puissance et sa suspension de la rigidité. Le cœur de cette nouvelle venue est toutefois le 4 cylindres de 2.4 litres MIVEC duquel les ingénieurs ont fait passer la puissance de 120 chevaux dans la version de base à 162 chevaux et 162 lb-pi de couple dans la Ralliart. Une puissance et un agrément de conduite qui plaira aux amateurs de sensations fortes Du plaisir au volant De fait, la berline Ralliart se révèle très amusante à conduire. Son comportement routier est à caractère sportif. Grâce à sa suspension athlétique, raide par moments, à sa direction précise et rapide, la voiture obéit à la moindre manœuvre effectuée par son conducteur. Son freinage puissant est assuré par des disques aux quatre roues plus ABS accompagné d’un dispositif électronique de contrôle de la distribution de la puissance aux roues. La boîte de vitesses manuelle à 5 rapports contribue également au plaisir. Bien étagée et précise, elle incite au pilotage inspiré. Une superbe boîte…à rapport court. La Ralliart roule sur des pneus de 16 pouces à profil bas. De plus, les ingénieurs ont modifié le système d’échappement, ce qui lui confère une sonorité plaisante à l’oreille des maniaques de voiture à personnalité sportive. Nous aurions préféré la conduire dans des conditions estivales, chaussée de pneus d’été ce qui ne fut pas le cas au moment de notre essai effectué en janvier. INTÉRIEUR L’espace intérieur généreux demeure un attribut apprécié de la Ralliart. Son tableau de bord bien aménagé loge des cadrans à fond blanc illuminés d’un rouge éclatant en plus d’être égayés par des accents de titane que l’on retrouve aussi aux alentours du levier de vitesses. Les baquets sports avant offrent au conducteur un bon support lombaire et l’assise accomode bien les personnes au gabarit moyen. La position de conduite est inspirante pour les adeptes de la conduite sportive. Le volant de cuir gainé se prend bien en main. La visibilité est sans reproche et la finition est soignée. Les sièges sont recouverts de tissu à texture veloutée de couleur noir décorés de points rouges. Personnellement, j’aurais préféré que l’appuie-bras central soit plus long pour ajouter au confort sur longue distance. Cette remarque n’aurait pas été soulevée par un jeune conducteur pour qui les priorités sont ailleurs. Il faut croire qu’avec l’âge, l’on devient plus exigeant. Son constructeur ayant toujours à l’esprit le souhait d’attirer les jeunes, la berline Ralliart peut être dotée d’un chaîne stéréo Mitsubishi/Infinity de 315 w de 6 haut-parleurs et pourvu d’un caisson de basse de 8 pouces dans la malle arrière. Son équipement de base est relevé. Seul le groupe Soleil/Musique est optionnel. À 21 988 $*, la berline Ralliart représente une bonne affaire, surtout que les fervents de voitures performantes n’hésitent pas à allonger des milliers de dollars pour transformer une compacte d’occasion en un petit bolide aussi rapide que voyant. Cela dit, les vrais fans savent également que la Ralliart ne constitue qu’un avant-goût précédant l’arrivée au Canada de la Lancer Evolution (EVO pour les intimes). Cette bombe, vedette des films Taxi et Fast & Furious, doit d’abord se conformer aux normes fédérales canadiennes (pare-chocs surtout) avant d’être admissible à sa mise en marché. Considérant son prix, son équipement de base et ses performances, la Ralliart doit être perçue comme une rivale de taille à la Honda SIR, à la Focus SVT, à la Sentra SE-R/SpecV, à la Mazda3/Sport pour la plupart, plus dispendieuses. Dans l’ensemble, le fabricant se donne de nouveaux arguments pour continuer à séduire les jeunes, sa cible préférée. Les jeunes de cœur aussi! La recette est bien préparée puisque l’auteur de ces lignes a été conquis. Pour vous convaincre de l’authenticité des propos précédents, faites-en l’essai chez le concessionnaire Mitsubishi le plus près de chez vous. *PDSF avant transport. |
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| Dernière mise à jour : ( 6 décembre 2006 ) |









