| LE BLOGUE DE JACQUES DUVAL: alliance GM-Nissan |
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| Écrit par Jacques Duval | |
| 6 juillet 2006 | |
L’ALLIANCE GM, RENAULT, NISSANQue penser de cette union possible entre General Motors et le duo Renault-Nissan ? À première vue, on voit très mal GM cohabiter avec des marques dont les cultures sont à mille lieues de « l’American way of life ». Les Japonais cultivent une vision à long terme tandis que les Français ont un sens des affaires bien différent aussi de celui des Américains. Certains diront, avec raison, que le mariage Nissan Renault était lui aussi plutôt incongru et qu’il se déroule parfaitement bien, surtout pour la marque nippone. D’autres ajouteront (et j’en fait partie) qu’ils n’auraient jamais cru que Mercedes Benz et Chrysler pouvaient faire bon ménage. Pourtant, Daimler Chrysler ne se débrouille pas si mal même si je déplore toujours le fait que cette union me fait penser à un mariage entre un prince charmant et une fille des rues. Cela dit, le gros handicap que GM aura à surmonter en s’associant à Renault et Nissan est la piètre estime des Américains pour la France. Juste à titre d’exemple, Michelin, une compagnie pourtant bien française, évite dans la mesure du possible d’être reconnu comme telle. Pourquoi ? Simplement parce que les Américains voient la France comme le pays du parfum, du vin, de la mode, de la bonne bouffe mais pas comme une source de haute technologie. Ils ont la mèche courte nos amis de l’autre côté de la frontière et le plus petit incident diplomatique les pousse à boycotter ceci et cela quand ce ne sont pas des stupidités comme d’enlever le mot « french » de l’appellation « french fries » ou de vider des grands vins de France dans les égouts. De voir ce qui a été la fierté d’une nation quêter de l’aide auprès de partenaires français et japonais pourraient être fort mal digérés par les américains. Personnellement, je ne vois pas ce que General Motors peut apporter à Renault et vice versa. Peut-être par contre que le ménage pourrait s’avérer bénéfique dans les marchés émergents comme la Chine et l’Inde où le constructeur américain aura besoin des connaissances de Renault en matière de petites voitures. Quant à Nissan, sauvé des eaux par l’homme automobile du moment, Carlos Ghosn, il est certain qu’une collaboration avec GM serait profitable, même si la firme japonaise affiche un certain épuisement depuis environ un an. Chose certaine, si une telle union venait à se concrétiser, on verra naître très certainement le plus important groupe automobile au monde, un groupe si imposant qu’il serait pratiquement sans concurrence. Les espoirs de Toyota de pavoiser en tête de l’industrie mondiale seraient alors complètement anéantis. Et GM échapperait à l’humiliation qui la guette si rien n’est pas à moyen terme pour lui permettre de reprendre son souffle. Pour ce qui est des produits eux-mêmes (les véhicules), je ne vois pas tellement d’interchangeabilité entre les modèles fabriqués actuellement par les marques concernées. Seule peut-être la faiblesse de GM dans le créneau des sous-compactes pourrait s’atténuer en puisant dans les gammes, tant de Renault que de Nissan. Ce serait certainement mieux que des Daewoo portant l’emblème Chevrolet. Vos commentaires sont les bienvenus. |
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| Dernière mise à jour : ( 29 novembre 2006 ) |









