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Avec son nom aux résonances de Nouvelle-Orléans et son emplacement hors des sentiers battus, le complexe de sport motorisé de CALABOGIE paraît voué à l’anonymat. Il suffit toutefois d’y poser une roue (quatre de préférence) pour découvrir un circuit routier unique en son genre, super technique et garni des pièges propres à ces virages cachés que le jargon du métier appelle des « blind turns ».
Construit par un groupe d’hommes d’affaires passionnés d’automobiles sur un lopin de terre situé à environ 90 kilomètres à l’ouest d’Ottawa, le circuit de CALABOGIE est le plus long au Canada avec ses 5,09 km parsemés de pas moins de 20 virages. Ce n’est pas le Nurburgring, mais c’est le genre de piste que l’on n’apprivoise pas en un après-midi. C’est un circuit difficile qui met l’accent sur le pilotage plutôt que sur le nombre de chevaux de la voiture. Vous aurez beau conduire une Corvette Z06, vous serez incapable de battre les temps d’une Porsche Cayman S si vous ne savez pas comment maîtriser les particularités de ce circuit.
DÉBUTANTS, S’ABSTENIR
J’en ai fait la découverte en compagnie de Bruce Gregory, l’un des propriétaires, dans sa Porsche GT 3 et croyez-moi ce parcours n’en est pas un pour les débutants. On y dénote déjà d’ailleurs plusieurs sorties de piste (avec seulement du métal froissé heureusement) même si le circuit n’est ouvert officiellement que depuis 2007. Avec ses 40 pieds de largeur et le même revêtement que celui utilisé pour les circuits hôtes de la Formule 1, Calabogie Motorsport est présentement une sorte de secret trop bien gardé. Malgré tout, il a été utilisé tant par Mitsubishi que Mercedes-Benz pour le dévoilement à la presse de nouveaux modèles.
Il est certain par contre que sa notoriété dépendra largement des évènements de course automobile que l’on pourra y présenter. Contrairement à Mont-Tremblant, il n’existe pas encore dans les environs suffisamment de complexes hôteliers pour accueillir le nombre de gens que de ces manifestations sont susceptibles d’attirer. À moins de se rabattre sur Ottawa (à une heure de route) ou de se résoudre à faire du camping.
Si cet aspect pose assurément problème, le circuit lui-même est d’une grande beauté avec ses nombreuses dénivellations et son paysage splendide. Il autorise des vitesses allant de 70 à 225 km/h dans une voiture de sport de série à peine modifiée pour la course comme une Porsche GT 3.
Avec grand délice, j’y ai effectué de nombreux tours dans le cadre d’un tournage avec Race DV l’automne dernier au volant de la Porsche 911 Turbo de mon ami Gilles Lépine.
C’est loin d’être suffisant pour le mémoriser et plonger dans les virages pratiquement les yeux fermés comme je peux le faire à Mont-Tremblant par exemple où j’ai dû rouler avec près de 500 voitures différentes et accumuler des milliers de tours de piste.
J’y retournerai dès que les conditions le permettront afin d’y conduire quelques autres voitures dites haute performance. À suivre !
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