| Mon Grand Prix du Canada |
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| Écrit par Jacques Duval | |
| 28 juin 2006 | |
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Au fil des années, j’ai vécu le Grand Prix du Canada de multiples façons : comme coureur dans une épreuve préliminaire, comme annonceur officiel au circuit, comme analyste à la télévision de Radio Canada, comme président fondateur de l’Automobile Club de l’île Notre Dame (organisateur de la course), comme accompagnateur des invités dans une loge, etc. Cette année encore fut différente puisque j’étais l’invité de Honda qui avait sauté sur l’occasion pour dévoiler son nouveau VUS compact, le RDX tout en faisant office d’expert en course automobile pour XM Radio Satellite (incidemment, je vous invite à découvrir ce monde radiophonique tout à fait fascinant qui me fait penser à une radio sans frontière). J’AIME VILLENEUVE, LE CHANTEURLe mardi j’ai d’abord assisté à la conférence de presse de Jacques Villeneuve que j’ai souvent égratigné au passage mais qui m’a plu comme chanteur. Je me suis donc empressé de lui faire savoir en ma spécialité d’ancien critique musical. Certains ont trouvé mon geste cucu, racoleur ou même honteux mais je m’en fiche. J’ai dit une fois de plus ce que je pensais, à la manière de Jacques Villeneuve. Tant pis pour les petites gens à l’esprit obtus. Le lendemain, Michael Schumacher lançait une flèche empoisonnée à Villeneuve en faisant allusion à sa nouvelle carrière de chanteur compositeur. Il faut dire que les deux n’ont jamais couru la galipote ensemble. N’empêche que l’on a monté en épingle des propos plus nuancés que ceux énoncés. Le jeudi, trois invitations, l’une de Michelin, l’autre de BMW et celle plus officielle de Honda qui allait être note hôte au cours du weekend. Le choix fut donc facile et ce fut un fort agréable souper chez Bice en compagnie de Rubens Barichello, Jensen Button et Gil de Ferran, les deux pilotes et leur mentor au sein de l’écurie Honda. Selon Rubens, Michael (son ancien coéquipier) n’est pas à blâmer à 100% pour l’incident de Monaco. Il a voulu le faire et s’est ravisé mais il était trop tard. Il a été prix à son propre jeu. Généreux, Barichello, estime que Schumacher mérite 50% du blâme. Quel gentil garçon. Et Jensen ne donne pas sa place au rayon de la courtoisie. De toute évidence, Honda possède les pilotes les plus civilisés de tout le peloton. Jensen m’a même parlé de ma propre carrière alors qu’on était là pour parler d’abord de la sienne. UN VILLENEUVE PÉNIBLEQuand j’ai interrogé le directeur des relations publiques de l’équipe Honda sur l’ambiance qui régnait à l’époque de Bar et de Jacques Villeneuve, il n’a eu qu’un mot : « painful », ce qui se traduit par « pénible ». Jacques, paraît-il, blâmait tout sur l’équipe et la voiture, ce qui n’était pas de nature à le rendre sympathique. Vendredi, pendant que les F1 s’élançaient sur le circuit Gilles Villeneuve, nous on prenait le volant du nouveau RDX d’Acura en direction du Lac Carling dans les Laurentides. Moteur turbo de 240 chevaux (un peu lent à se réveiller), 4 roues motrices bien sûr, des palettes sous le volant pour changer les rapports (pas parfaitement ergonomiques) , une suspension sportive (mais sèche par moments) et un assemblage impeccable. Voilà en quelques mots le RDX dont on ne connaît pas encore le prix puisqu’il faudra attendre en septembre avant de le voir arriver chez les concessionnaires. On le présente comme le TSX des 4X4, ce qui est à peu près vrai mais son look n’est pas à proprement parler excitant. Malgré tout, il faut toujours compter sur la robustesse et la fiabilité de tout ce qui porte le sceau Honda. A ROOM WITH A VIEWDe ma chambre d’hôtel au Sheraton, boulevard René Lévesque, j’ai une vue parfaite sur le fameux « Pit Lane BMW » où à toutes les trente minutes une formule fait un show de boucane. Ce qui est le plus spectaculaire toutefois, c’est le show d’acrobatie en moto présenté par le champion du monde de cette discipline. Le samedi, Jacques Villeneuve a ravi ses fans. Troisième meilleure vitesse de pointe lors d’une séance, le meilleur temps pendant un bon moment un peu plus tard et finalement une 9e place arrachée avec rage lors des qualifications. Cela venait couronner une semaine qui ne l’a jamais vue aussi courtois et disponible. Le dimanche fut plus pénible pour lui et ses admirateurs. Un autre mur, un autre abandon et une autre Grand Prix du Canada qui se termine en queue de poisson. Même Jensen Button, le favori dans la loge Honda, n’a pu faire mieux qu’une 6e place. Je terminerai sur une note drôle. Quelqu’un vous a-t-il dit que nous avions assisté à une première mondiale à l’issue de la course BMW ? L’un des pilotes victime d’un dérapage dans le dernier virage s’est trouvé incapable de remettre sa monoplace en marche avant pour aller croiser le fil d’arrivée. Il a donc enfilé la marche arrière et parcouru plus de 300 mètres pour passer la ligne d’arrivée à reculons. Voilà |









